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Plan "un Jeune, une solution"

| Publié le 10 septembre 2020 | Dernière mise à jour le 1er octobre 2020
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Afin de permettre aux jeunes de s’insérer efficacement sur le marché du travail dans un contexte économique nécessairement compliqué, le Gouvernement déploie le plan #1jeune #1solution.

En voici les principales mesures :

CONTRATS D’INSERTION, SERVICE CIVIQUE… QUATRE NOUVELLES MESURES POUR L’EMPLOI DES JEUNES :

  • 1/ Diminuer le coût du travail pour que les entreprises fassent appel à des jeunes. Dans cette optique, va être instauré un dispositif exceptionnel d’exonération des charges, en particulier pour les faibles qualifications et les emplois ainsi que l’exemption de cotisations.
  • 2/ Le lancement de « 300 000 projets et contrats d’insertion qui permettent d’aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi ». Cette démarche devrait reposer sur l’amplification de plusieurs dispositifs déjà existants, parmi lesquels la garantie jeune, qui prévoit un accompagnement renforcé et le versement d’une allocation.
  • 3/ Création de 100 000 places supplémentaires au sein du service civique dans les six mois à venir, en plus des 140 000 déjà attribuées chaque année en moyenne.
  • 4/ L’ouverture de 200 000 places dans des formations « qualifiantes » supérieures. Elles doivent permettre « à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études, avec un accompagnement social ». Ses propos laissent penser qu’il ne s’agira pas de places supplémentaires dans les formations du supérieur (BTS, licence, master…) mais de formations courtes, de quelques semaines à un an.

AIDES FINANCIERES ET CONTRATS D’INSERTION : LE DETAIL DU PLAN JEUNES DE 6,5 MILLIARDS D’EUROS :

Ce plan est destiné à soutenir l’arrivée de 700 000 à 800 000 jeunes sur le marché du travail dans une rentrée compliquée.
Le gouvernement a présenté : Un plan jeunes de 6,5 milliards d’euros sur deux ans. Avec en mesure-phare une aide – déjà annoncée – de 4 000 euros pour favoriser 450 000 embauches d’ici au mois de janvier.

Le plan table sur la signature de 230 000 contrats d’apprentissage et 10 000 contrats de professionnalisation. Outre 100 000 places supplémentaires en service civique, il prévoit 300 000 « parcours d’insertion », dont 60 000 contrats aidés dans le secteur marchand, et 200 000 places supplémentaires en formation.

Pour aider les entreprises qui hésitent à embaucher en ce moment, le gouvernement instaure une prime pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août et janvier sur un contrat d’au moins trois mois jusqu’à deux smic. Cette « compensation de cotisations » sera de 1 000 euros chaque trimestre pendant un an maximum.
Le plan reprend aussi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d’ici à la fin février : 5 000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8 000 euros pour un majeur. Il prévoit également 20 000 missions supplémentaires en service civique dès cette année, d’une durée moyenne de huit mois, et 80 000 l’année prochaine.

Pour les jeunes en échec dans l’enseignement supérieur, 100 000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées « dans les métiers d’avenir » (transition écologique, santé, numérique, secteurs prioritaires du plan de relance).

PLUS DE CONTRATS AIDES ET DAVANTAGE D’ENTREE EN GARANTIE JEUNES :

Par ailleurs, le plan marque aussi le retour des « contrats aidés » dans le secteur marchand. Sont ainsi prévus 60 000 contrats initiative emploi (CIE) pour des jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion dont une partie du salaire est financée par l’Etat. Dans le secteur associatif ou public, les contrats aidés (parcours emplois compétences, au nombre de 94 000 en 2019) seront augmentés de 60 000 en 2021.

Le plan prévoit aussi 150 000 entrées en garantie jeunes en 2021 (contre 100 000 initialement programmées), un dispositif d’insertion géré par les missions locales pour les jeunes sans emploi ni formation, avec un accompagnement renforcé pendant un an et une allocation mensuelle de 497 euros.

L’AIDE A L’EMBAUCHE DES JEUNES CONCERNERA LES SALAIRES JUSQU’A DEUX SMIC

Le projet détaille une aide financière de 4 000 euros à l’embauche de jeunes de moins de 25 ans. L’aide aux entreprises de 4 000 euros à l’embauche d’un jeune à la rentrée serait finalement accordée jusqu’à un salaire équivalent à deux smic, soit environ 2 400 euros net.

Cet ensemble de mesures comprend « une forme de prime qui supprime toutes les charges qui existent jusqu’à deux smic pour les plus jeunes à la rentrée, ce qui va jusqu’à 4 000 euros d’exonération de charges » Initialement, cette aide devait se limiter aux salaires dont le montant n’excédait pas 1,6 smic, mais le Mouvement des entreprises de France (Medef) a jugé que cela exclurait les jeunes les plus qualifiés dont les salaires d’embauche peuvent être supérieurs.

Cette aide – techniquement « une compensation de cotisations » – sera versée trimestriellement par tranches de 1 000 euros et pourra être perçue pour l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans en CDI ou en CDD d’au moins trois mois.

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